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Une petite réflexion à la moitié de mon séjour d'Erasmus

Une semaine après le début des cours universitaires, j'ai compris que si je voulais parler bien le français et suivre les cours sans problèmes, il ne fallait pas que je parte à la fin des quatre mois. C'est pour cette raison que j'ai prolongé mon séjour à Bordeaux jusqu'à la fin du semestre d'été. Aujourd'hui, je suis très contente de cette décision, parce que ça m'a donné beaucoup plus de tranquillité pour étudier et jouir de ma vie. Ce calme m'a inspirée à réfléchir sur les mots jouir de sa vie et comment je pense que ma participation à Erasmus a alimenté cela.

Chaque personne avec qui j'ai parlé en Allemagne, de celles qui ont fait une année universitaire d'Erasmus, m'a dit «Cela va être le meilleur temps de ta vie, tu vas faire de grandes expériences, tu vas faire la connaissance de personnes très sympathiques, tu vas aimer tout ce que tu fais...» Mais personne m'a dit qu'il restait aussi du travail bureaucratique en abondance, beaucoup de peur de ne pas trouver de domicile agréable , l'appréhension de ne pas se faire d'amis et en plus le problème de la communication. Entre-temps, je suis capable de voir qu'ils ont tous eu ces tracas, mais ceux-ci fondent une grande part de « jouir de sa vie »: si on a pris la décision de partir à l'étranger pour une année, c'est la plupart du temps une décision qu'on a pris tout seule. De toute façon, qu'on arrive à destination, les craintes arrivent aussi. C'est le moment où on se rappelle de notre choix et il nous reste plus qu'à commencer par affronter les problèmes. On s'arrange avec les tâches à faire, on se demande comment on les règle dans son pays d'origine et après on commence à agir tout seul... s'il n'y avait pas encore la difficulté de la communication. À mon avis, c'est l’exercice le plus dur: de s'armer de courage et d'essayer de se faire comprendre avec les quelques peu de mots qu'on connait au début. Et la question critique qui suit c'est « abandonner ou s'appliquer? » Et si on a décidé encore une fois de poursuivre notre choix du début, on se déplace avec notre dictionnaire dans les bureaux universitaires, aux rendez-vous pour les colocations, aux magasins de télécommunication, aux banques, etc. À partir de ce temps-là, je crois qu'on peut apprendre que demander de l'aide n'est pas grave et que la plupart des gens sont serviables et, en plus, intéressés par faire connaissance des étrangers quand ils sont polis. Peu à peu, on a accompli toutes ces tâches et on a fait incidemment quelques contacts. Avec le temps, on arrive à comprendre que tout ce qu'on a fait pendant les semaines passées, était fait à la force du poignet. Il n'y a pas eu de parents à coté qui ont dit comment faire ceci, ou ne pas faire cela, il n'y a pas eu quelqu'un qui demande les choses si on a peur. C'est à dire qu'on a le droit de mettre les réussites à son propre crédit. On se perçoit comme une personne capable et je crois que cela nous donne plus de confiance en nous. Peut-être cette consolidation est la raison qu'on se lance d'essayer de nouvelle choses et grâce à cela, on fait plus d'expériences plus rapidement qu'on aurait fait dans son environnement habituel.

11.12.12 13:49

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